French Journal for Media Research

Christiana Constantopoulou

Introduction : Mises en scène du politique contemporain
Introduction: Theatricalization of the Contemporary Politics

Texte intégral

1(English version is below)

2Si la « mise en scène » est un trait sociétal majeur, caractérisant même la « vie quotidienne »1, elle est un paramètre de la plus grande importance pour ce qui concerne la « vie politique » (qu’il s’agisse de « sacre » royale ou de campagne électorale).   En fonction des sociétés et de la conjoncture historique, les mises en scène ont été destinées à impressionner, rassurer, mystifier ou terrifier, les spectateurs; elle peut  avoir une fonction heuristique, illustrant les différentes responsabilités du pouvoir aux yeux des sujets, promouvoir l'ethos de la personne publique ou au contraire jouer un rôle de désinformation analogue à celui de la propagande. Le problème de la légitimité du pouvoir va également influencer sa théâtralisation. C’est une forme de « jouer sur l’apparence » à l'aide de techniques proches de celles du théâtre et du spectacle en général. Certaines mises en scène, notamment par exemple les « Entrées » (royales, impériales, pontificales, présidentielles, gouvernementales) auront la vie longue tandis que d’autres seront l'objet de modes passagères (par exemple la mode de théâtralisation soigneuse de la vie privée d’un-e politicien-ne). L'apparition de technologies (commençant par  la gravure, l'imprimerie, la photographie, le cinéma, la télévision pour arriver à l’internet) modifieront le degré de contrôle que les autorités possèdent sur leur image, tout en leur offrant de nouveaux moyens de se mettre en scène.

3Dans les républiques modernes la tradition  démocratique impose la « simplicité » (si les impératifs de sécurité imposent la présence de gardes du corps, ils s'efforcent d'être des figures discrètes d'arrière-plan). La laïcisation du pouvoir républicain dans certains pays européens donnera lieu à une récupération ou à un remplacement des symboles religieux par des symboles laïques. Dans les démocraties, les campagnes électorales sont un moment de haute visibilité pour les candidats au pouvoir; dans ce cadre, il existe   de conseillers en communication voire de publicitaires (pour cela on se réfère au  « marketing politique») dans l'équipe des hommes et des femmes politiques.

4En même temps, la « médiatisation de la vie politique » (l’utilisation intensive et régulière par la classe politique de la presse, de la radio et surtout de la télévision) est liée indissociablement à la transformation du cadre politique des sociétés modernes situant progressivement la question des rapports entre médias et pouvoirs au cœur des débats.

5Par « mise en scène de la politique » on entend une forme de pratique de la « politique comme métier » qui vise avant tout à la popularité, aux effets sur le public, dans les conditions  de mise en scène impliquées par les médias de masse. Dans ce cadre, il existe aussi la représentation personnelle – quel que soit son genre – de ce que nous associons  au concept de « politique », par conséquent, à la représentation « du politique». Tout homme/ femme politique est confronté(e) au problème d’une mise en scène convaincante de l’autorité, du zèle, de la fidélité à ses principes, de la compétence, de la présence, bref de tout ce qui est positivement connoté et censé revendiquer la possession de qualités qui doivent – et peuvent aussi, manifestement – pousser d’autres hommes à le considérer parmi tous les autres comme le meilleur représentant et le meilleur avocat de leurs intérêts. Il s’agit en particulier d’apparaître comme une personnalité familière (connue) et digne de confiance (intègre).  Il en résulte que ce qui fait la réussite de l’homme politique (ou de la femme politique, de nos jours2) c’est d’agir selon la rationalité des fins et des moyens, indépendamment des positions philosophiques : car la politique en tant que telle est précisément, (comme l’affirme la théorie politique depuis Machiavel), l’art de discerner les conditions générales socio-historiques, de les évaluer correctement et de réagir « judicieusement » à leur égard, autrement dit de les utiliser dans chaque cas au profit des buts que l’on se propose, ou encore de mettre ses buts en accord avec elles, et de s’efforcer ainsi « de participer du pouvoir ou d’influencer sa répartition ». Réussir en tant que politicien signifie donc maîtriser cet art et agir autant que possible sans illusions (malgré les illusions que la « mise en scène » porte sur soi-même ou sur les autres3).

6S’occuper de la mise en scène politique, signifie  donc d’essayer de comprendre le rapport entre le symbole et le réel, à la dynamique propre du rituel politique, aux obstacles que présente le fonctionnalisme spontané auquel incite toute tentative de penser la représentation (d’un point de vue “anthropologique”, dans le contexte social global4). Bourdieu5 s'interroge  sur la nature d'un phénomène sociologique très répandu : il s'agit des « rites de passage », dont l'ethnologue Arnold Van Gennep a mis en évidence les principaux caractères. Ce sont,  les cérémonies par lesquelles une société sanctionne en particulier la transition d'un âge de la vie à un autre (par exemple la circoncision, ou les cérémonies d'intégration dans des nouvelles classes d'âge). Plus généralement  les rites de consécration et d’institution nous révèlent sur la manière dont les sociétés classent, distinguent, différencient entre elles des catégories d'individus en relation avec les oppositions objectives, les rapports de domination et de subordination qui existent de fait entre les hommes. La circoncision offre l'exemple même de la consécration d'une différence entre les hommes et les femmes, puisqu'elle sépare les hommes justiciables de ce rituel de l'univers féminin. Le rituel par lequel on consacre une différence marque aussi l'institution en tant que propriété sociale et symbolique. La meilleure illustration est le rituel d'investiture par lequel on fait « connaître et reconnaître » la différence qui sépare un individu (ex. le Président de la République) des autres. Cette opération transforme la représentation que se font de l'intéressé les personnes qui l'environnent ; cela apparaît notamment dans les comportements très codés qu'elles adoptent à son égard. Mais c'est aussi la représentation que l'élu se fait de lui-même qui va changer, et il sera amené à adopter de nouvelles règles de conduite pour se conformer à cette représentation. Encore faut-il y croire, et tout le système ne se soutient en fait que de la croyance partagée dont il est la résultante6. Pourtant, le travail symbolique est très complexe et  ne saurait être réduit à une représentation d'un réel qui lui préexisterait; le rituel empreinte aussi un ensemble de pratiques qui façonnent l'espace public entendu comme jeu de rapports, antagonistes ou non, entre des groupes. Penser le travail du rituel, comme constitutif de l'espace du politique, telle est l'une des tâches de l'anthropologue qui tente d'analyser des phénomènes (qu'on a peut-être trop tendance à réduire à un théâtre d'apparences).

7Le thème donc de la mise en scène du politique, peut « concentrer » l’essentiel du politique contemporain, d’un point de vue « socio-anthropologique »; il permet de comprendre cette relation majeure entre le symbolique, les représentations et   les interprétations du « réel » (donc de la réalité politique aussi) et confirme que malgré les prétextes « hypocrites »7, la mise en scène comporte les éléments primaires de symbolisation (nécessaire pour comprendre et pouvoir agir) du monde (donc du politique) contemporain.

8 Les textes qui suivent dans ce dossier thématique, essaient (chacun traitant un élément spécial de la scène politique actuelle dans le monde) d’interroger quelques points majeurs de la « scène politique contemporaine » : le rôle des médias « nouveaux » (dans l’activisme politique8) et le rôle du marché sur la scène de l’information (« classique » ou « en ligne »9) ou de l’ « instantanéisme »10 dans le devenir politique; l’analyse des campagnes électorales pour mieux voir la mise en scène de l’image d’un politicien comme L. Fabius11;  le pouvoir de « plus-value » du discours médiatique amplifiant l’  « image » du « mal » (analyse du traitement médiatique d’un scandale au Brésil12); mais le « scandale » peut aussi s’avérer comme « drame social construit »13 (dans le cas du Japon); la double « mise en scène » (historico-politique et artistique) d’une série télévisée à grand succès montrant la vie du Sultan Soliman14 et ses décodages par un public « moderne »; les restrictions et les  « impressions »  des politiques turques actuelles15qui s’éloignent davantage des standards européens; les politiques de visibilité des minorités  par les médias au Chili16; le parallélisme du « devant » de la scène politique  (Ibn Khaldoun) avec le « centre » de prise de décision politique17; la mise en scène contemporaine du « féminin »18;  une tentative de mettre en évidence l’importance des « sensibilités » à côté des « raisons » politiques19. Enfin, deux études de cas sur le cadre culturel contemporain viennent à compléter la « scène » où se joue la théâtralisation du pouvoir contemporain : 1) l’analyse des nouvelles technologies qui met en évidence leur usage idéologique sur les notions de « démocratie », de « sécurité » et de « liberté »20; tandis que 2) la communication dans les réseaux prétend changer les questions de communication de nos jours21.

9Il s’agit d’études de cas couvrant des exemples venant de plusieurs pays comme le Brésil, le Chili, la Croatie, la France, la Grèce, le Japon, la Libye, la Russie, la Turquie,  mais aussi des analyses théoriques (concernant la « mise en scène » des discours sur les « minorités », la reprise de l’analyse politique d’Ibn Khaldoun concernant le « centre » en tant que devant de la scène et le rôle du  sentiment et de la raison dans le jeu politique et sa représentation).

10Pour conclure, nous essayons de voir (exposant différents « aspects » de mise en scène politique contemporaine)  les dynamiques sociales en cours,  jugeant par les traits qui sont révélés par la théâtralisation des divers pouvoirs dans le monde, où un rôle majeur est joué par les médias.  


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11Introduction: Theatricalization of the Contemporary Politics

12If “presentation” is a major social feature   in everyday life22 it becomes a parameter of an utmost importance in “political life” (from Royal Sacraments to Electoral Campaigns). Depending on specific societies and on historical conjuncture political “staging” (theatricalization) is supposed to impress, reassure, mystify or terrify the audience, indicating the different responsibilities of the government,  trying to give advantage to a political personality or just giving misinformation (just like  propaganda does); linked to this “theatricalization” is the issue of “legitimacy” of power: it’s a form of lighting the appearance using techniques similar to the techniques of “theater” and of spectacle in general. Some “kinds of theatricalization” continue for many years (such as Royal Sacraments) while some others are only a fashion (such as the fashion of presentation of a politician’s private life). Technologies, (such as printing, photography, cinema, television or internet) play a role on the degree of control that authorities possess on their “image” (they give possibilities and at the same time may surpass one person’s control).

13Democratic tradition in the modern republic states imposes “simplicity” (even the presence of persons working on security, as body guards, is supposed to be “discreet”). Religious symbols are often replaced by laic symbols, the electoral campaigns become the moment of big visibility of the candidates, and the phenomenon of specialized councilors on communication (political marketing) becomes very normal and even indispensable.  In this sense the relation between media and politics is in the heart of the debates.

14Thus by “political theatricalization” we understand a kind of practice of the “professional politics” asking for popularity, influence on the public in terms and conditions of mass media representations. In this frame there is also the case of personal representation of a political person and of politics in general. Any politician is confronted to the problem of a convincing staging of authority, diligence, principles fidelity, competence, and of every political characteristic positively connoted, which make other people believe to him/her23 and consider him/her as the best solution possible. Appearing familiar is another “good feature” of a political profile: according to Machiavel’s theory a politician ought to present an image which will help him to access to the government; to succeed as political person means not to have illusions but on the contrary be able to give illusions to the audience24.

15Consequently, in order to understand the relation between symbols and reality, we must analyze the “presentation” (and the “illusions” it contains which are important for the audience). On an anthropological point of view we must understand the political symbols, dynamics and rituals in the frame of the global context25.

16P. Bourdieu26 analyzes the meaning of a very important practice, the “rites of passage”, as defined by Arnold Van Gennep. What does the rite of passage separate? A before and an after — circumcision, for example — or those the rite concerns and those it does not — men and women. In the crossing of the line, should one consider the crossing, as the expression «rite of passage» implies, or the line itself, the arbitrary limit which the rite of institution — in the active sense of «instituting» — consecrates and legitimates? The instituting rite, an act of social magic, owes its symbolic efficacy to the fact that it signifies to a man what he is and what he has to be: «become what you are». The work of institution is a process of inculcation which treats the body as a memory so as to induce a second nature: the social function. The rite consecrates a “difference” approved by the institution symbolically (the difference between a “leader” –a President for instance-- and the others) and includes coded behaviors; but this “representation” obliges also the “leader” to adopt a certain behavior as well in order to be conform to the “idea”. In other words there exists a common belief to which people in a given context are conform.  

17The symbolical work is complicated including several practices in the public sphere, as game of antagonistic or not relations among groups. We should then understand rites as constitutive of the political space, as anthropologists use to do. Thus we can understand the major relationship among symbolization, representation and interpretation of reality (and of political reality of course): although “staging” is thought to contain some kind of “lie”27 it also indicates some primary elements of symbolization (absolutely necessary in order to understand and be able to act) in the contemporary (political) world.

18Texts in this thematic issue volume, try to investigate some major points of the political scene of the contemporary society, such as:

19the role of “new media” in the political activism28 and the role of the “market” in the “information” of the media (traditional or on line29) or the role of “instantaneous information” on political being30; the analysis of an electoral campaign concerning the image of a French politician, L. Fabius31; the media power to amplify the “evil” after the description of a scandal in Brazil32; but the “scandal” is also given as a social drama in Japan33; follows an analysis on a double “theatricalization” of a historical political physiognomy, Suleiman the Magnificent, in a television serial with big audience34; followed by the restrictions and the “making impressions” of the Turkish politics35 compared to the European standards. There is also a contribution on political visibility of minorities given by the media in Chile36.  The notion of “political center” in the work of Ibn Khaldoun, is explored in order to understand the contemporary political symbolization37 of violence; and there is also analysis of the “rites” of the contemporary “understanding” of femininity38; then follows an essay seeking the relation between “reason” and “sentiment” in the political dramatization39. Finally, two case studies on the contemporary cultural frame complete the “scene” where the political theatricalization takes place: 1) the analysis of “new technologies” remarks that they are often used to interpret dilemmas on “democracy”, “safety” and “freedom”40; 2) the analysis of network communications reveals that they rather change the contemporary communicative issues41.

20 Thus, examples from Brazil, Chile, Croatia, France, Greece, Japan, Libya, Russia, Turkey, but also theoretical analyses on “minorities” (such as “femininity”) or on the “poetics” and passion in politics are given in this volume, as they concern some essential aspects of the “political phenomena” and their social representations nowadays.

21Concluding, we try to see (in this concentration of different aspects of the contemporary theatricalization of the figure of “power”) the political dynamics “sacred” by contemporary rites, mostly given by the media.

Notes

1  Comme indiqué il y a longtemps par les œuvres d’Erving Goffmann

2  Quoique les femmes ne soient représentées que par un petit pourcentage sur la « scène politique »

3  Voir dans ce sens, Ronald Hitzler,  « Mise en scène et représentation de la politique aujourd’hui. », Trivium [En ligne], 16 | 2014, mis en ligne le 01 mai 2014, consulté le 31 octobre 2016. URL : http://trivium.revues.org/4776

4  Voir dans ce sens, Marc Abélès, «Mises en scène et rituels politiques : une approche critique», Hermès, CNRS-Éditions, 1990, pp.241-259, hal 00493561 HAL Id: hal-00493561 https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00493561

5  P. Bourdieu “Les rites comme actes d’institution”, Actes de la Recherche en Sciences Sociales, 1982, vol. 43 no 1

6  « Sans succomber à l'obsession des médias, il apparaît de plus en plus nécessaire d'approfondir la connaissance de la dimension symbolique de l'action politique. Mais pour ce faire, peut-être faudrait-il se garder de deux écueils qui menacent les recherches en ce domaine. S'il est clair qu'en « sociologisant » le rituel et la symbolique politique, on risque de perdre de vue ce qui fait leur consistance, inversement, il serait pour le moins partial de voir dans l'approche anthropologique la clé magique pour accéder à cet univers, en évacuant purement et simplement la question de leur inscription socio-historique », précise Marc Abélès op.cit.

7  Nous entendons le terme “hypocrite” dans son sens grec ancien (celui qui répond”: qui fabrique donc l’herméneutique du public)

8  Voir dans ce sens l’article d’Oksana Lychkovska.

9  Voir dans ce sens l’article des Paško Bilić et d’Ivan Balabanić.

10  Voir l’article de Thierry Delvars.

11  Comme le montre l’article de Léa Pawelski.

12  Voir dans ce sens l’article R.E. Rojo.

13  Comme l’explique Igor Prusa à propos du Japon.

14  Voir dans ce sens l’article de D.-L. Larochelle.

15  Voir dans ce sens l’article d’Ipek Merçil.

16  Voir l’article d’Anna Pomaro.

17  Ou comment l’analyse politique d’Ibn Khaldoun peut analyser la scène politique contemporaine  (voir l’article de Hamza Garrush).

18  Voir dans ce sens l’article de N. Roellens.

19  Voir dans ce sens l’article de Christiane Wagner.

20   Voir l’article d’Ali Erdem Akgül.

21  Voir dans ce sens l’article d’Elena Chankova.

22  As indicated by E. Goffman ( The Presentation of Self in Everyday Life, Anchor Books, N.Y. 1959)

23  Nowadays there are women in politics, although their percentage is very low.

24  See Ronald Hitzler,  « Mise en scène et représentation de la politique aujourd’hui. », Trivium [On line], 16 | 2014, -01 May 2014, consulted   on October 31st  2016. URL : http://trivium.revues.org/4776

25   Marc Abélès, «Mises en scène et rituels politiques : une approche critique», Hermès, CNRS-Éditions, 1990, pp.241-259, hal 00493561 HAL Id: hal-00493561 https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00493561

26  P. Bourdieu “Les rites comme actes d’institution”, Actes de la Recherche en Sciences Sociales, 1982, vol. 43 no 1

27  Given the vulgar meaning of the word “hypocrite” which in theatrical terms (ancient Greek drama) only means the person who replies in a dialogue.

28  Oksana Lychkovska

29  Paško Bilić,  Ivan Balabanić

30  Thierry Delvars

31  Léa Pawelski

32  Raùl-Enrique Rojo

33  Igor Prusa

34  Dimitra Laurence Larochelle

35  Ipek Merçil

36  Anna Pomaro

37  Hamza Garrush

38  Nicole Roellens

39  Christiane Wagner

40  Ali Erdem Akgül

41  Elena Chankova

Pour citer ce document

Christiana Constantopoulou, «Introduction : Mises en scène du politique contemporain
Introduction: Theatricalization of the Contemporary Politics», French Journal for Media Research [en ligne], Full texts/Numéros en texte intégral, 7/2017 Mises en scène du politique contemporain/Theatricalization of the Contemporary Politics, Mises en scène du politique contemporain/Theatricalization of the Contemporary Politics, mis à jour le : 21/12/2016, URL : http://frenchjournalformediaresearch.com/lodel/index.php?id=1238.

Quelques mots à propos de :  Christiana Constantopoulou

Professeure de Sociologie, Université Panteion d’Athènes, Grèce